Lorsque l’on parle des jeux vidéo et de leurs effets possibles, la discussion se concentre très souvent sur le temps passé à jouer. Pourtant, une autre question est tout aussi importante : à quoi joue-t-on et avec quel tempérament ? Tous les joueurs ne recherchent pas la même chose dans un jeu vidéo. Certains aiment explorer librement un univers, d’autres veulent progresser, gagner, se dépasser, appartenir à un groupe ou simplement se détendre. Cette diversité explique pourquoi deux personnes peuvent jouer au même jeu… et ne pas du tout vivre la même expérience. Un même jeu peut être très stimulant pour un joueur, rassurant pour un autre ou au contraire devenir plus difficile à réguler selon la manière dont il entre en résonance avec ses motivations profondes. Certains profils seront plus sensibles à la compétition, d’autres au lien social, d’autres encore à la récompense ou à l’exploration sans fin. C’est souvent dans cette rencontre entre le type de jeu et le profil psychologique du joueur que naissent soit le plaisir équilibré, soit les situations plus à risque : difficulté à s’arrêter, stress, immersion excessive, ou exposition à des communautés toxiques.
C’est pour cette raison que nous avons voulu proposer ici une lecture simple de cette question : quel type de joueur est plus à risque dans quel type de jeu ? Pour y répondre, nous nous appuierons sur une approche connue en gamification et en psychologie du jeu, la typologie HEXAD, qui décrit six grands profils de joueurs selon leurs motivations dominantes. L’objectif n’est pas de mettre les joueurs dans des cases, mais d’aider chacun joueur, parent ou professionnel à mieux comprendre quels types de jeux peuvent convenir… ou au contraire exposer davantage à certaines difficultés. Nous ne reprendrons pas la classification PEGI qui doit être connu par les parents

Les profils de joueurs : comprendre le modèle HEXAD
Pour mieux comprendre les motivations des joueurs, certains chercheurs se sont intéressés aux raisons qui poussent les individus à jouer. Parmi les modèles proposés, l’un des plus connus est le modèle HEXAD, développé par Andrzej Marczewski, spécialiste de la gamification et du design motivationnel. Ce modèle identifie six grands profils de joueurs, définis par leurs motivations principales dans l’activité de jeu. Il est important de préciser qu’un joueur n’appartient jamais exclusivement à une seule catégorie : la plupart des personnes combinent plusieurs profils, avec une motivation dominante qui influence davantage leur manière de jouer.
Le premier profil est celui du Philanthropist que l’on peut traduire par joueur altruiste.
Ce type de joueur est principalement motivé par le fait d’aider les autres et de contribuer à une communauté. Il tire sa satisfaction du partage de connaissances, du soutien apporté aux autres joueurs et de la participation à une dynamique collective. Dans le jeu, ces joueurs apprécient les situations où ils peuvent se rendre utiles ou faciliter la progression des autres. Leur point de vigilance réside dans le risque de rester connecté plus longtemps que prévu par sentiment de responsabilité envers les autres membres de la communauté.
Le Socialiser ou joueur social est motivé avant tout par les relations humaines.
Pour lui, le jeu constitue un espace d’échange et de rencontre. Ce qui compte n’est pas seulement l’activité elle-même, mais les interactions qu’elle permet : discuter, coopérer, partager des moments avec d’autres joueurs. Le principal risque pour ce profil est la difficulté à se déconnecter lorsque l’activité de jeu devient un élément central de la vie sociale.
Le Free Spirit, que l’on peut appeler l’explorateur, recherche avant tout la liberté, l’autonomie et la créativité.
Ces joueurs apprécient les environnements ouverts qui permettent d’expérimenter, d’inventer ou d’explorer différentes possibilités. Ils prennent plaisir à découvrir des univers, à tester des approches différentes et à personnaliser leur expérience. Leur principal point de vigilance est la perte de la notion du temps, lorsque l’exploration devient particulièrement immersive.
L’Achiever, ou joueur performeur est motivé par la progression et l’accomplissement.
l aime se fixer des objectifs, relever des défis et mesurer ses performances. Les systèmes de progression, les défis successifs ou les classements constituent pour lui des sources de motivation importantes. Ce profil peut être particulièrement exposé au jeu excessif lorsque les objectifs deviennent nombreux, continus ou difficiles à atteindre.
Le Player est un joueur motivé par les récompenses.
Il recherche les points, les objets rares, les bonus ou les éléments qui témoignent d’une progression visible. Les systèmes de récompense peuvent constituer pour lui une forte source de motivation. Le point de vigilance concerne la sensibilité aux boucles de récompense répétées, qui peuvent encourager des sessions de jeu prolongées.
Enfin, le Disruptor, que l’on peut traduire par perturbateur est motivé par la volonté de modifier ou de bousculer.
Il aime tester les limites, expérimenter et parfois détourner les règles établies. Dans certains cas, cela peut donner naissance à des approches créatives ou innovantes. Dans d’autres situations, cela peut se traduire par des comportements provocateurs ou perturbateurs dans les communautés de joueurs.
Ces profils ne sont ni positifs ni négatifs en eux-mêmes. Ils permettent simplement de mieux comprendre les motivations qui poussent les individus à jouer et la manière dont ils interagissent avec les systèmes de jeu.
Existe-t-il un lien entre la personnalité réelle et le profil de joueur ?
Une question importante se pose naturellement : les motivations dans le jeu correspondent-elles à la personnalité réelle des joueurs ?
Plusieurs recherches en psychologie ont montré qu’il existe effectivement des liens entre certains traits de personnalité et les motivations dans les jeux vidéo. Ces travaux s’appuient souvent sur le modèle dit des “Big Five”, qui décrit cinq grandes dimensions de la personnalité humaine :
– l’ouverture à l’expérience (curiosité, goût pour la nouveauté),
– la conscienciosité (sens de l’organisation et de l’effort),
– l’extraversion (plaisir des interactions sociales),
– l’agréabilité (tendance à coopérer et à faire confiance)
– le neuroticisme qui correspond à la sensibilité aux émotions négatives comme le stress ou l’anxiété.
Les personnes ayant un niveau élevé d’extraversion sont souvent davantage attirées par les interactions sociales dans les jeux, tandis que celles présentant une forte ouverture à l’expérience peuvent être plus attirées par l’exploration et la créativité. Les joueurs orientés vers la performance peuvent également présenter des traits liés à la compétition ou à la recherche d’accomplissement.
Cependant, ces relations ne sont jamais strictes. Les jeux vidéo permettent aussi d’exprimer des facettes de la personnalité moins visibles dans la vie quotidienne. Une personne réservée dans la vie réelle peut par exemple adopter un rôle très social dans un environnement de jeu, tandis qu’un joueur très compétitif peut rechercher dans le jeu un espace d’expression de cette motivation. Les chercheurs parlent parfois de “laboratoire social”, dans lequel les individus expérimentent différentes identités ou différentes formes d’interaction. Ainsi, les motivations dans le jeu ne sont pas une copie parfaite de la personnalité réelle, mais elles entretiennent souvent des liens étroits avec certaines caractéristiques psychologiques.
Tous les jeux ne sollicitent pas les mêmes mécanismes
Les jeux vidéo ne reposent pas tous sur les mêmes mécaniques de jeu. Certains mettent l’accent sur la compétition, d’autres sur la coopération, l’exploration, la stratégie ou la progression d’un personnage. Comprendre ces différences est important, car chaque type de jeu sollicite des compétences et des formes d’engagement particulières.
Les jeux d’action compétitifs occupent aujourd’hui une place importante dans l’univers du gaming.
Parmi eux, on trouve notamment les FPS (First Person Shooter), c’est-à-dire les jeux de tir à la première personne, dans lesquels le joueur voit l’action à travers les yeux de son personnage. Des jeux comme Counter-Strike®, Call of Duty® ou Valorant® reposent sur la rapidité des réflexes, la précision et la coordination avec les autres joueurs.
Une autre catégorie proche est celle des MOBA (Multiplayer Online Battle Arena).
Dans ces jeux, deux équipes de joueurs s’affrontent dans une arène virtuelle en contrôlant chacune un personnage possédant des capacités spécifiques. La victoire dépend à la fois de la stratégie collective et des performances individuelles. Des titres comme League of Legends® ou Dota 2® illustrent bien ce type de gameplay compétitif.
Les jeux de rôle, les RPG (Role Playing Games).
Le joueur incarne un personnage qui progresse au fil d’une histoire, développe des compétences et évolue dans un univers narratif souvent riche. Des jeux comme The Witcher 3®, Skyrim® ou Final Fantasy® sont des exemples emblématiques de ce type d’expérience.
Lorsque ces jeux se déroulent dans un univers partagé par un grand nombre de joueurs connectés simultanément, on parle de MMORPG (Massively Multiplayer Online Role Playing Game).
Dans ces mondes persistants, les joueurs évoluent ensemble dans un univers qui continue d’exister même lorsqu’ils sont déconnectés. Des jeux comme World of Warcraft®, Final Fantasy XIV® ou Guild Wars 2® reposent largement sur la coopération et l’organisation collective entre joueurs.
Une autre catégorie est celle des jeux ouverts et créatifs, souvent appelés sandbox.
Dans ces univers, le joueur dispose d’une grande liberté d’action et peut explorer, construire ou expérimenter différentes possibilités. Des jeux comme Minecraft® ou Roblox® permettent par exemple de créer des structures, d’explorer des environnements vastes ou même de concevoir ses propres expériences de jeu.
Les jeux de stratégie mettent davantage l’accent sur la réflexion, l’anticipation et la gestion de ressources.
Le joueur doit analyser la situation, planifier ses actions et prendre des décisions qui auront des conséquences à moyen ou long terme. Des titres comme Civilization®, StarCraft® ou Age of Empires® illustrent bien cette dimension stratégique.
Les jeux de simulation cherchent quant à eux à reproduire certaines activités de la vie réelle ou des situations plausibles. Il peut s’agir de piloter un avion, de gérer une ville ou de simuler la vie quotidienne. Des jeux comme Microsoft Flight Simulator®, SimCity® ou The Sims® permettent par exemple d’expérimenter ces univers simulés.
Les jeux de sport et de course reproduisent des disciplines sportives ou des compétitions automobiles.
Ils reposent souvent sur la précision, la rapidité et la confrontation entre joueurs. Des jeux comme EA Sports FC®, NBA 2K® ou Gran Turismo® illustrent ce type d’expérience compétitive.
Enfin, les jeux mobiles et casual sont conçus pour être accessibles rapidement et jouables en sessions courtes. Leur principe repose souvent sur des mécaniques simples et des objectifs immédiats. Des jeux comme Candy Crush Saga®, Clash Royale® ou Pokémon GO® sont représentatifs de ce type de gameplay.
Ces différentes catégories montrent que le jeu vidéo ne constitue pas une activité homogène. Chaque type de jeu mobilise des compétences, des émotions et des formes d’engagement différentes.
La toxicité des communautés : un facteur souvent sous-estimé
Au-delà du type de jeu lui-même, l’expérience des joueurs dépend aussi beaucoup de la communauté dans laquelle ils évoluent. Le même jeu peut ainsi être vécu de manière très différente selon les joueurs rencontrés, l’ambiance du groupe ou les pratiques dominantes dans la communauté.
Certains jeux compétitifs sont régulièrement cités dans des études ou dans des observations de joueurs comme étant associés à des environnements plus conflictuels. Des titres comme Counter-Strike®, League of Legends®, Dota 2®, Valorant® ou Call of Duty® sont souvent mentionnés pour la présence d’insultes, de comportements agressifs ou de harcèlement verbal dans certaines parties.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation. Dans les jeux fortement compétitifs, la victoire dépend souvent de la coordination entre plusieurs joueurs. Une erreur individuelle peut alors être perçue comme la cause d’une défaite collective, ce qui peut générer frustration, tensions et parfois des réactions agressives. La relative anonymisation des interactions en ligne peut également favoriser des comportements que certains joueurs n’adopteraient probablement pas dans un contexte réel. Les discussions vocales ou textuelles deviennent alors parfois des espaces où se manifestent insultes, moqueries ou discriminations. Il est toutefois essentiel de rappeler que ce ne sont pas les jeux eux-mêmes qui sont toxiques, mais certaines dynamiques sociales qui peuvent apparaître dans les communautés. Dans tous ces univers, de nombreux joueurs contribuent également à créer des environnements de jeu coopératifs, respectueux et bienveillants. Les éditeurs de jeux et les plateformes de streaming développent par ailleurs de plus en plus d’outils de modération et de signalement pour limiter ces comportements.
La question de l’ambiance communautaire constitue donc un élément important à prendre en compte lorsqu’on choisit un jeu, en particulier pour les joueurs les plus jeunes ou pour ceux qui recherchent avant tout une expérience de jeu détendue.
Voyons maintenant les liens entre le joueur et son jeu
Après avoir présenté les différents profils de joueurs et les grandes familles de jeux vidéo, une question se pose naturellement : certains profils de joueurs sont-ils plus à risque dans certains types de jeux ? L’idée n’est pas de dire qu’un jeu est « bon » ou « mauvais ». En revanche, certaines mécaniques de jeu peuvent correspondre très fortement aux motivations d’un joueur. Dans ce cas, l’expérience peut devenir particulièrement immersive… et parfois plus difficile à réguler.
Voyons maintenant, de manière simple, vers quels types de jeux chaque profil de joueur peut se sentir naturellement attiré, et dans quelles situations le risque d’engagement excessif peut être plus important.
Le Philanthropist (le joueur altruiste)
Le joueur altruiste est motivé par l’entraide et la coopération. Il aime aider les autres joueurs, partager des conseils et contribuer au fonctionnement d’un groupe.
Les jeux coopératifs ou certains jeux de rôle peuvent lui offrir un environnement agréable, car ils valorisent la collaboration. Des jeux comme The Witcher 3®, Skyrim® ou certaines simulations comme The Sims® peuvent correspondre à ce type de joueur. En revanche, le risque peut être plus important dans les MMORPG comme World of Warcraft®, Final Fantasy XIV® ou Guild Wars 2®. Dans ces univers, les interactions sociales sont permanentes et certains joueurs peuvent se sentir responsables de leur guilde ou de leur groupe, ce qui peut les conduire à prolonger leurs sessions de jeu pour aider les autres.
Le Socialiser (le joueur social)
Le joueur social joue avant tout pour échanger avec d’autres personnes. Le jeu devient pour lui un espace de discussion et de partage. Les jeux coopératifs ou certaines simulations peuvent offrir une expérience agréable sans imposer une forte pression de performance. Des jeux comme Animal Crossing®, Minecraft® ou Roblox® permettent souvent de jouer ensemble dans une ambiance plus détendue.
Cependant, les MMORPG comme World of Warcraft® ou Final Fantasy XIV® peuvent être particulièrement engageants pour ce profil. Les guildes, les événements collectifs et les activités de groupe peuvent créer un sentiment d’appartenance très fort. Dans certains cas, cela peut rendre la déconnexion difficile, notamment en raison du FOMO (Fear Of Missing Out, la peur de manquer un événement ou une activité du groupe).
Le Free Spirit (l’explorateur)
L’explorateur est attiré par la liberté et la découverte. Il apprécie les univers ouverts où il peut expérimenter différentes possibilités. Les jeux de type sandbox ou les jeux d’exploration correspondent particulièrement à ce profil. Des titres comme Minecraft®, Roblox®, No Man’s Sky® ou The Legend of Zelda® offrent souvent une expérience très satisfaisante pour ces joueurs.
Le principal point de vigilance concerne les univers extrêmement vastes ou persistants, où l’exploration peut se poursuivre presque sans limite. Dans certains cas, le joueur peut perdre la notion du temps en restant plongé dans l’exploration de ces univers comme World of Warcraft® .
L’Achiever (le performeur)
Le joueur performeur est motivé par la progression, la compétition et les défis. Il apprécie particulièrement les systèmes de classement et les objectifs à atteindre. Les jeux compétitifs peuvent correspondre fortement à ce profil. Des titres comme League of Legends®, Valorant®, Counter-Strike®, Dota 2®, EA Sports FC® ou Gran Turismo® reposent sur la performance et la comparaison avec les autres joueurs. Ces environnements peuvent être très stimulants pour les performeurs, mais ils peuvent aussi générer une forte pression. Les défaites, les erreurs d’équipe ou les comparaisons permanentes peuvent entraîner frustration ou stress. Dans certains cas, les interactions entre joueurs peuvent également devenir plus conflictuelles.
Les MMORPG comme World of Warcraft® peuvent aussi être très engageants pour ce profil lorsque la progression du personnage repose sur une accumulation continue d’objectifs, de niveaux ou d’équipements.
Le Player (le joueur orienté récompense)
Le joueur orienté récompense est attiré par les bonus, les objets rares et les systèmes de progression visibles.
Les jeux mobiles ou casual utilisent fréquemment ces mécanismes. Des jeux comme Candy Crush Saga®, Clash Royale® ou Pokémon GO® reposent souvent sur des récompenses régulières, des bonus quotidiens et des progressions rapides. Ces systèmes peuvent être très motivants, mais ils peuvent aussi encourager le joueur à revenir jouer régulièrement pour obtenir la prochaine récompense.
Les MMORPG ou certains jeux intégrant des systèmes de récompense complexes peuvent également exercer une forte attraction pour ce profil, notamment lorsqu’ils proposent des objets rares, des bonus ou des systèmes de progression très développés.
Le Disruptor (le perturbateur)
Le perturbateur aime tester les limites d’un système et expérimenter différentes stratégies. Il s’intéresse particulièrement aux mécaniques du jeu et aux possibilités qu’elles offrent. Les jeux compétitifs comme Counter-Strike®, Valorant® ou Call of Duty® peuvent attirer ce type de joueur, car ils offrent de nombreuses possibilités d’expérimentation stratégique.
Dans certains cas, cette motivation peut conduire à des approches innovantes ou créatives. Cependant, dans des environnements très compétitifs ou dans certains univers persistants comme Rust®, ce profil peut également être exposé à des interactions sociales plus conflictuelles ou à des comportements provocateurs.
Comprendre son profil pour mieux choisir ses jeux
Ces correspondances entre profils de joueurs et types de jeux ne doivent pas être interprétées comme des règles strictes. La plupart des joueurs apprécient plusieurs types de jeux et leurs motivations peuvent évoluer au fil du temps. Cependant, comprendre ce qui nous attire dans un jeu permet souvent de mieux identifier les situations dans lesquelles le plaisir du jeu reste équilibré… et celles où l’engagement peut devenir plus difficile à réguler.
Pour rendre ces correspondances plus lisibles, nous proposons dans la section suivante un tableau croisant les profils de joueurs et les types de jeux, afin de visualiser simplement les situations où le risque d’implication excessive peut être plus important.
| Type de jeu/ Profil HEXAD | Plateforme | Action / FPS / MOBA | RPG | MMORPG | Stratégie | Simulation | Sport / Course | Horreur / Survie | Mobile / Casual |
| Philanthropist (Altruiste) | ✅ | ⚠️ | ✅ | ❌ | ✅ | ✅ | ⚠️ | ⚠️ | ⚠️ |
| Socialiser (Social) | ✅ | ⚠️ | ✅ | ❌ | ⚠️ | ✅ | ✅ | ⚠️ | ⚠️ |
| Free Spirit (Explorateur) | ✅ | ⚠️ | ✅ | ❌ | ✅ | ✅ | ⚠️ | ⚠️ | ✅ |
| Achiever (Performeur) | ⚠️ | ❌ | ⚠️ | ❌ | ❌ | ⚠️ | ❌ | ⚠️ | ⚠️ |
| Player (Récompense) | ⚠️ | ❌ | ⚠️ | ❌ | ⚠️ | ⚠️ | ⚠️ | ⚠️ | ❌ |
| Disruptor (Perturbateur) | ⚠️ | ❌ | ⚠️ | ❌ | ⚠️ | ⚠️ | ⚠️ | ⚠️ | ⚠️ |
Conclusion
Le bon jeu n’est pas le même pour tout le monde. Ils proposent simplement des expériences très différentes, qui peuvent correspondre plus ou moins bien aux motivations, au tempérament et aux attentes de chaque joueur. Certains joueurs rechercheront la compétition et les défis, d’autres l’exploration, la créativité ou le lien social. Comprendre ces motivations permet de mieux comprendre pourquoi certains jeux peuvent être particulièrement stimulants… et parfois plus difficiles à quitter.
Le tableau présenté dans cet article n’a pas pour objectif de classer les joueurs ou d’interdire certains jeux. Il constitue simplement un outil de repérage, destiné à aider les joueurs, les parents et les éducateurs à mieux comprendre les mécanismes qui peuvent rendre certains jeux plus engageants selon les profils. Dans la majorité des situations, le jeu vidéo reste une activité de loisir positive, qui peut favoriser le plaisir, la créativité, l’apprentissage et les interactions sociales. Comme pour beaucoup d’activités, l’équilibre repose surtout sur la connaissance de soi et sur la capacité à adapter ses pratiques. Au fond, la meilleure prévention n’est pas d’interdire le jeu vidéo… mais d’apprendre à mieux comprendre comment et pourquoi nous jouons.
Références :
- Marczewski A. User Types. Even Ninja Monkeys Like to Play: Gamification, Game Thinking and Motivational Design. CreateSpace Independent Publishing Platform. 2015:65-8.
>>> Lien - Yee N. (2006). Motivations for Play in Online Games. CyberPsychology & Behavior. 2006;9(6):772-775.
>>> Lien - Graham L.T., Gosling S.D. Personality Profiles Associated with Different Motivations for Playing World of Warcraft. Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking. 2013;16(3):189-193.
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